Nématode du collet sur betterave

Description du nématode du collet de la betterave

Symptômes sur la betterave

Période de présence

Méthode d’observation

Conseils de gestion technique et agronomique

Niveau de pression

  • Description du nématode du collet de la betterave

Les nématodes du collet/de la tige (Ditylenchus dipsaci) sont des vers endoparasite, jusqu’à 1.3mm de long, 1mm de diamètre. Se déplacent librement et pénètrent dans la partie supérieure de la racine.

  • Symptômes sur la betterave

Généralement dispersés dans la parcelle et très localisé.
Taches nécrotiques qui fissurent la racine.
Développement de pourriture au niveau du collet, aspect spongieux. Odeur prononcée.
Feuilles jaunies et fanées.
Chez le jeune plant, distorsion et gonflement des tiges, déformation des feuilles.
Déformation du cotylédon et des premières feuilles.

  • Période de présence

Avril à novembre.

  • Méthode d’observation

Du stade 2 feuilles à la récolte.

Estimer le pourcentage de plants atteints : observer les symptômes sur au moins 50 plants répartis aléatoirement.
Confirmer la présence par observation des racines : couper la racine dans le sens de la hauteur, coloration brune des vaisseaux vasculaires.

  • Conseils de gestion technique et agronomique

Lutte préventive :
Culture intermédiaire crucifère nématicide (radis, moutarde)
Semis tardif
Travail régulier du sol
Lavage des outils de travail
Rotations longues
Eviter les plantes hôtes dans la rotation
Écourter la durée de stockages des betteraves malades

Facteurs favorables :
Semis précoce
Printemps humide et froid
Sol argileux ou humide ou pH élevé
Précédent culturale favorable (colza) ou sensible
Plantes hôtes (oignon, pois, betterave, pomme de terre, maïs, avoine, luzerne, haricot, épinard, vesce, seigle, ail, poireau, chénopodiacées)

  • Niveau de pression

Faible : < 10% de plants atteints
Moyen : 10-20% de plants atteints
Fort : > 20% de plants atteints

Les niveaux de pression sont donnés à titre indicatif et ne sauraient refléter une précision exacte de gravité d’infestation à un instant T ou de dommage ultérieur. D’autres facteurs propres à la culture et à la dynamique d’évolution des symptômes ou infestations interviennent.