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La Prévention Des Risques, Quels Outils à Disposition Des Agriculteurs ?

La prévention des risques, quels outils à disposition des agriculteurs ?

Selon une enquête Anses/IRSTEA de 2013, 90% des agriculteurs se contentent d’un vêtement de travail et seulement 20% portent des EPI adaptés lors des phases d’utilisation des produits phytosanitaires. Ces chiffres posent question. Pourquoi si peu de précautions et quelles sont les options pour que les professionnels du secteur agricole se protègent efficacement ?

Le risque en Agriculture

Le risque représente la probabilité d’exposition à une source potentielle de dommage ou de préjudice (danger) pour le salarié et/ou l’exploitant. En tant que chef d’entreprise, évaluer le risque, c’est avant tout pour préserver sa santé et celle de ses employés. La sécurité et la protection sont les indispensables du travail. Car personnes au travail en bonne santé, c’est le prérequis nécessaire à « faire tourner » une entreprise. Le danger en agriculture ne se limite pas à l’utilisation des produits phytosanitaires. Les accidents d’élevage, d’entretien et de conduite d’engins ou encore la pénibilité au travail et l’épuisement constituent une prise de risque permanente pour les chefs d’exploitations et leurs salariés.
L’analyse du risque se base sur une évaluation du danger. Plus l’exposition à un danger élevée est importante, plus le risque est élevé.

La prévention des risques en agriculture s’intègre dans une démarche de :

  • Formation et Information : sensibilisation des salariés et des chefs d’exploitations sur les risques, les moyens de préventions, la diffusion des procédures d’utilisation, de réglages et d’urgence ;
  • Instruction : application des règles d’hygiène (individuelles et collectives), organisation du chantier, aménagement des installations, suivi médical constant, mise à jour annuelle du Document Unique d’Evaluation et de Prévention des Risque (DUER).

Ce Document Unique d’Evaluation et de Prévention des Risques (DUER) est un document à obligation légale depuis 2001. Il liste, par ordre d’importance, l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés et les mesures (plan de prévention) pour diminuer ou faire disparaître ce risque. Si un accident non répertorié dans le DUER se produit, le salarié peut se retourner contre l’entreprise et s’il ne le fait pas, l’assurance le fera ! Pour un employeur l’absence de DUER entraîne sa responsabilité pénale. En cas de mise à jour ou de création, un exploitant peu solliciter la MSA pour l’appuyer dans la rédaction de son DUER.

Dans le cadre des activités agricoles, un utilisateur peut être mis en danger : contact avec différents produits toxiques, manutention, conduite d’engins, accident avec les animaux… L’évaluation du risque est primordiale pour mettre en place des gestes de prévention efficaces dans le but protéger les utilisateurs.

Quels outils et équipements à disposition ?

Le risque en agriculture s’analyse, se comprend et se maîtrise par des gestes de préventions et par l’aménagement et l’organisation des tâches :

Les EPI et les EPC

Lorsqu’on parle de risque en agriculture, on pense en premier à l’utilisation des produits phytosanitaires. Leurs toxicités peuvent causer intoxications et troubles (cutané, respiratoires, digestifs…) pour cela il existe plusieurs outils de protection :

    • EPI : Equipement de protection individuelle (7 types : gants, cotes, tabliers, combinaisons, lunettes, masques, bottes) NB : Pour avoir accès au EPI spéciales COVID 19 – c’est ici !
    • EPC : Equipement de protection collective ou MCP : Moyens collectifs de protection.

35 à 40% des agriculteurs ne se protègent pas du tout, quels sont ses équipements et comment les utiliser ?

Les outils de protection collective sont intégrés ou ajoutés aux moyens de production ou au poste de travail. Par exemple, les cabines à air épurée ou les systèmes de transfert sans contact (systèmes d’acheminement des phytos en circuit fermé) font partie des EPC.

Les EPC peuvent être des gestes simples pour éviter les transferts sur autrui : bien séparer le local phyto du reste de l’exploitation et du cadre familiale, se laver les mains avant et après chaque intervention. Ne pas enfiler, retirer ou se déplacer dans un lieu commun avec des EPI sur soi et éviter tout contact (serrage de main, utilisation du téléphone…) avant le passage à la douche.

Les outils pour l’élevage

Entre coup de pattes, charges, débourrage de désileuse, contact avec les micro-organisme et moisissures, l’élevage ne manque pas de risques pour les exploitants. Certaines innovations peuvent protéger les éleveurs : robot de traite, stop pattes, aide à l’insémination, EPI…
L’alimentation, les déjections et l’ambiance des bâtiments peuvent constituer des zones d’expositions chargés en ammoniac et particules. Pour diminuer ces risques, plusieurs leviers peuvent être mis à disposition des éleveurs :

    • L’alimentation (ajouter des corps gras pour éviter la poussière) ;
    • Les déjections (à éliminer le plus régulièrement possible) ;
    • Les bâtiments (brumisateur, test au tube calorimétrique – doit être inférieure à 20ppm, aérations pour le renouvellement d’air…) ;
    • Les EPI : En cas d’irritations respiratoires et cutané (yeux qui piquent, muqueuse sèches…), les masques ou d’appareils respiratoires peuvent être utilisés.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la chaîne AIR ELEVEUR.

Evaluer, former, prévenir et organiser sont les outils essentiels de la protection du risque. Que les actions soient individuelles (EPI) ou collectives (EPC), elles existent pour se protéger et pouvoir, tout simplement continuer à exercer son métier chaque jour.

Sources :

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