Agronumericus-internet-est-dans-le-pre-herve-pillaud

Le livre d’Hervé Pillaud « Agronuméricus – Internet est dans le pré » est paru en septembre 2015 aux Editions France Agricole. Voici, quelques éléments clés recueillis à sa lecture.

Agronumericus-internet-est-dans-le-pre-herve-pillaud

Introduction

L’agriculture évolue sans cesse. Le numérique est une véritable rupture car il génère de nouvelles inventions, une approche inédite de la communication et la capacité à agréger une quantité exceptionnelle de données (big data). Les mutations sont nombreuses, cela impacte notamment la diffusion des connaissances, la formation tout au long de la vie et l’innovation.

L’amélioration de la condition humaine, de la relation entre les hommes, de la vie dans la cité, de la relation avec la nature sont les quatre grands besoins des hommes. L’agriculture est au cœur de ces multiples objectifs qui sont parfois contradictoires.

Les besoins et les attentes des agriculteurs peuvent se résumer ainsi :

  • Réduire la pénibilité du travail ;
  • Accroître les liens humains au sein des territoires ;
  • S’adapter au changement climatique ;
  • Assurer de la traçabilité tout au long de la chaîne alimentaire (et la transparence) ;
  • Garder la maîtrise des données ;
  • Acquérir de nouvelles données et utiliser de nouvelles connaissances.

Dans chacun des six thèmes ci-dessus, le numérique a un rôle majeur à jouer.

Première partie : l’IT what ?

IT ou Technologies de l’Information c’est toutes les formes de technologies utilisées pour : créer, stocker, échanger et utiliser l’information.

Une condition d’accéder à l’IT passe par l’accès à l’Internet très haut débit ne serait-ce que pour faciliter la connexion donc la communication entre agriculteurs.

L’innovation prend plusieurs aspects : le prolongement de notre capacité de mémoire et de connaissance grâce à notre smartphone ; aux applications – professionnelles ou non – qu’il contient et aux échanges d’informations qu’il permet. Les objets connectés (lunettes, montres, robots de traite, capteurs aux champs, capteurs sur et dans les animaux, drones, machines agricoles, bâtiments…) sont une source infinie de création de « data » qui, grâce à l’innovation nous permettrons de prendre de meilleures décisions.

Les communications au sein du monde agricole sont de plus en plus transversales et permises grâce aux blogs, aux forums, aux réseaux sociaux. Ce phénomène contribue à lutter contre un fléau des campagnes : l’isolement social.

Le « big data » c’est un volume gigantesque de données très différentes les unes des autres, générées et analysées très rapidement. La prédiction et la décision en automatique des machines sont deux éléments clés liés à ce concept.

NBIC = nanotechnologies + biotechnologies + intelligence artificielle + sciences cognitives, c’est surtout un moyen de prévenir et de guérir.

Aujourd’hui, on ne se connecte plus ; on est connecté !

Deuxième partie : l’IT pour quoi faire ?

Six domaines agricoles où le numérique aura un impact :

  1. L’anticipation et la gestion des risques : plus on a d’information sur les paramètres du « terrain », plus on peut en contrôler les risques.
  2. Le financement : (i) un changement culturel de la possession vers le bénéfice de l’usage et (ii) l’explosion du financement participatif.
  3. La recherche et le développement : de l’expérimentation au crowdsourcing (écouter pour mieux créer) et le début de la réalisation du potentiel du big data couplé à la génétique.
  4. L’agriculture intelligente (les objets connectés) : l’agriculture de précision au service de la performance des exploitations.
  5. Le conseil et la formation : l’accélération de la diffusion de la connaissance (MOOC, serious game…) et le métier de conseiller agricole et pleine mutation (animateur de groupe, coach…).
  6. La commercialisation : la glocalité du marché grâce à Internet.

Troisième partie : Quelles agricultures demain ?

9 nouveaux fondamentaux à prendre en compte :

  1. Le changement climatique ;
  2. La raréfaction des ressources ;
  3. Le mix énergétique ;
  4. Les décideurs connectés ;
  5. La numérisation du vivant ;
  6. L’objectif zéro déchet ;
  7. Le travail doit être un jeu ;
  8. Les nouveaux rapports humains ;
  9. 9 milliards d’individus à nourrir.

L’Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI) c’est produire mieux, c’est-à-dire produire plus avec moins ! On parle également d’innovation frugale. Pour cela, il est nécessaire de mieux connaître la nature pour mieux la cultiver.

L’enjeu majeur c’est de nourrir l’humanité. Le corolaire c’est que l’agriculture soit un facteur d’amélioration de la santé, un créateur de lien social, un contributeur de la préservation/restauration de la biodiversité, un producteur de biomatériaux et d’énergies et un stockeur de carbone.

Quatre grands types d’agriculture complémentaires sont impactées à leur façon par le numérique :

  1. Les exploitations familiales françaises ;
  2. Les exploitations nord-américaines ;
  3. L’agriculture urbaine ;
  4. L’agriculture des pays émergents.

Conclusions

Les marges de manœuvres peuvent se décliner sur 3 axes :

  • Limiter le gaspillage à tous les niveaux ;
  • Parier sur le renouvelable ;
  • Profiter des découvertes actuels (notamment offertes par le numérique).

Le numérique est une opportunité, il arrive à un moment où nous en avons besoin : charge aux hommes ensuite d’en faire le meilleur usage.

Pensons numérique c’est une vraie renaissance car « Voir, juger, agir » est un slogan qui est toujours d’actualité.

4 points d’ouverture :

  • Définir un cadre juridique ;
  • Attirer les élites 2.0 ;
  • Créer des plateformes interopérables (nécessité d’un E-fondation) ;
  • Rénover les institutions agricoles.

Et pour conclure : faisons en sorte que les agriculteurs maitres de leurs décisions.

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Et vous, avez vous lu le livre : qu’est ce qui vous a le plus interpelé ? Vous pouvez le partager dans les commentaires ci-dessous.

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