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L’agroforesterie : Une Ancienne Pratique Source D’innovation ?

L’agroforesterie : une ancienne pratique source d’innovation ?

L’agroforesterie : de quelles pratiques parle-t-on ?

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ. On distingue les systèmes agro-sylvicoles, les systèmes sylvo-pastoraux, les systèmes agro-sylvo-pastoraux et les pré-vergers.

  • Les systèmes agro-sylvicoles : art de cultiver et de gérer des arbres dans le but d’obtenir des avantages forestiers sur des terres agricoles.

Exemple : associer des arbres fruitiers et des cultures maraîchères, associer des arbres à débouché bois d’œuvre et des grandes cultures (blé-peuplier, chêne truffier-lavandin…).

  • Systèmes sylvo-pastoraux : associer des arbres et des animaux qui concilient objectifs pastoraux et forestiers. La forêt apporte les éléments de nutrition aux animaux et les animaux entretiennent l’ouverture des espaces forestiers (maîtrise des feux de forêts, production de bois …).

Exemple : forêt pâturée, parcours boisé (chèvres).

  • Système agro sylvopastoraux : combiner cultures, arbres et animaux dans un objectif de production agricole et/ou arboricole et/ou de viande.

Exemple : faire pâturer les animaux sous les arbres à l’automne/hiver et faire pousser des cultures au printemps/été.

  • Pré-vergers (ou vergers de haute-tige) : ce sont des systèmes de production agricole uniques dans lesquels le pâturage d’animaux est réalisé dans les vergers, sous les arbres fruitiers. Les animaux se nourrissent d’herbe ou de ravageurs de cultures et fournissent en retour une fertilisation et une gestion de l’enherbement des vergers.

Exemple : faire pâturer des poules et/ou des moutons dans des vergers de pommiers cidricoles.

La densité conseillée est de 50 arbres/ha avec une distance de 7-8m entre les plants. Ces valeurs sont à titre informatif et sont à adapter au projet agroforestier et ses spécificités.

Quels intérêts pour l’agriculteur ?

L’agroforesterie permet une diversification des productions agricoles : plus de sources de revenus donc plus de résilience financière en cas d’événements climatiques d’importance par exemple.

La complémentarité des systèmes végétaux et animaux mis en place optimise les ressources naturelles et limitent les intrants à apporter aux cultures. Arbres et cultures occupent des horizons du sol différents grâce à leurs systèmes racinaires. Les arbres font remonter l’humidité et les nutriments des horizons plus profondes et les mettent à disposition des cultures dont le système racinaire évolue plus en surface. Les animaux apportent une fertilisation (de nature différente selon les espèces animales) aux cultures et en retour les espèces végétales fournissent nourriture et ombrage aux animaux. Au niveau de la gestion des bioagresseurs, certaines espèces animales utilisées en agroforesterie consomment des insectes ravageurs de cultures. La production forestière peut également fournir les autres productions agricoles : fourrage, paillage, bois de clôture …

L’agroforesterie présente des atouts pour la régénérescence des sols. La plantation d’arbres augmente le stockage de carbone dans le sol, améliore la structure des terrains et limite ainsi l’érosion des sols. Ajouter des animaux sur une parcelle d’agroforesterie favorise le retournement du sol et l’enfouissement de matières organiques.

Bien que normée dans cette article, l’agroforesterie est complexe. Elle demande réflexion et préparation pour construire un système adapté à votre climat, au sol de vos parcelles et aux débouchés disponibles. Que ce soit en termes de races d’animaux, d’espèces ou de variétés végétales, le système doit pouvoir, selon les objectifs que vous vous fixez, étaler au maximum les périodes de floraison, abriter des auxiliaires de cultures adaptés, apporter les bons éléments nutritifs aux végétaux comme aux animaux … L’organisation d’un système agroforestier est considérée de manière globale.

La gestion d’arbres dans un système agricole peut être difficile. Implanter un arbre artificiellement demande de la surveillance et un entretien régulier pour faciliter son installation et sa durabilité dans le milieu.

En quoi l’agroforesterie présente-t-elle une innovation ?

L’innovation est définie comme une amélioration constante de l’existant. En agroforesterie, les pratiques anciennes sont remises au goût du jour pour répondre à aux problématiques de l’agriculture d’aujourd’hui. Améliorer la rentabilité des productions agricoles tout en limitant l’impact environnemental de l’agriculture. Et c’est en ça que l’agroforesterie est innovante : dans la manière dont elle répond aux enjeux actuels de durabilité en adaptant des techniques qui datent de quelques milliers d’années.

Vous souhaitez planter des arbres dans ou autour de vos parcelles ? Vous nourrissez un projet d’agroforesterie ? Renseignez-vous auprès de l’Afac-Agroforesterie pour monter votre projet et l’adapter au mieux à votre contexte agronomique, économique et environnemental !

 

Sources :

http://www.agroforesterie.fr/documents/brochure-Projet-AForCLIM-2018-Elements-Agroforestiers-Outils-Attenuation-Adaptation-Changements-Climatique.pdf

https://www.agroforesterie.fr/actualites/documents/AFAF-AEI-oct.2012.pdf

http://www.agroforesterie.fr/definition-agroforesterie.php

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